
Chaque soirée sert à deux endroits. Dans la relation avec vos patients, d'abord : repérer, entendre, répondre autrement. Dans la relation à vous-même ensuite : reconnaître vos propres protections, vos émotions de praticien, vos scénarios, vos phrases qui blessent sans que vous l'ayez voulu. On accompagne rarement quelqu'un plus loin que là où l'on s'est soi-même aventuré.
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Le « oui, mais », la question renvoyée, la plaisanterie qui tombe au mauvais moment : autant de façons de se mettre à l'abri. Nous reconnaîtrons six mécanismes de défense, ce qu'ils protègent chez le patient, et ce qu'ils déclenchent chez vous. Nous verrons aussi d'où il vous parle, et d'où vous l'entendez : le cadre de référence de chacun, et ce qu'il devient quand on cesse de vouloir convaincre. Quand l'alliance est assez solide, il devient possible de nommer ce qui se passe, doucement.
« Je me sens incompris » ne dit presque rien de ce que la personne vit : c'est une pensée habillée en émotion. Émotion, sentiment, humeur, pseudo-sentiment : nous apprendrons à les distinguer, chez le patient comme en nous, et à entendre ce que chacun signale. Parce que la séance se passe aussi dans votre corps, et que ce que vous ressentez en face d'un patient est une information, pas un parasite.
« Fais plaisir. Sois fort. Dépêche-toi. » Ces consignes, reçues très tôt, continuent d'écrire la suite de bien des vies, et de bien des consultations. À partir de l'analyse transactionnelle et de la notion de scénario de vie, nous chercherons ce que votre patient rejoue, ce que vous rejouez à votre tour, et la différence, essentielle, entre responsabilité et faute. Un exercice, « Retrouver son pouvoir », ouvre la possibilité de réécrire un passage.
Votre patient vous dit : « Vous ne me servez à rien. » Il y a au moins quatre réponses possibles, dont deux ferment la porte. La communication non violente offre un chemin pour entendre, poser le cadre et répondre sans vous justifier ni vous effacer : observation, sentiment, besoin, demande, girafe et chacal, et les trois manières de parler qui bloquent notre élan naturel. Personne ne repart en parlant CNV couramment ; on repart avec quelques phrases qui s'entraînent, et le goût de les essayer. La CNV n'est ni un protocole clinique ni une formule à réciter : nous en regarderons aussi les limites.
Ces soirées se travaillent. Il y aura peu de diapositives et beaucoup de vous : des situations que vous apportez, des exercices à deux ou en petits groupes, des phrases à traduire, des jeux de rôle, des questions auxquelles on répond en direct. Rien de ce qui se dit en séance ne sort du groupe, et personne n'est obligé de raconter plus qu'il ne le souhaite.
Public : thérapeutes et praticiens de la relation d'aide
Webinaires reconnus en formation continue ASCA-RME



